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Shazam ! Contre la société des monstres . Jeff Smith. Urban Kids

Comics jeunesse en stock

Pour le professionnel des bibliothèques, nous savons qu’il est difficile de trouver des comics jeunesse 9-11 ans de qualité en dehors des quelques titres qui hantent nos bacs. Les traductions ne sont pas encore pléthore, grâce à la sortie du film en salle, nous pouvons faire la découverte de Shazam et le tout signé par Jeff Smith le créateur de Bone.

La vie du petit Billy Batson n’est pas des plus évidentes, orphelin, poursuivi par des caïds, vivant dans un squat. On revisite la genèse du mythe de Billy et comment il devint le super-héros Shazam. Si vous avez apprécié le film je ne peux que supposer que vous préférerez le livre qui est plus dense en émotions et où l’on retrouve des personnages qui eux, ont disparu du film comme le fameux tigre et… qui explique pas mal de choses sur l’origine de la magie.

En ce qui me concerne, j’ai trouvé cette version enfantine du mythe DC bien sympathique, il faut donc lui donner sa chance.

Urban comics

Publié dans 3 crayons

X-men : La résurrection du Phénix . Matthew Rosenberg . Leinil Francis Yu . Carlos Pacheco . Marvel

L’histoire

Jean Grey est morte. Mais ses amis vont voir les signes que leur Phénix aurait pu renaître de ses cendres à son corps défendant.

Mon avis

C’est sympathique, sans être original, les dessins ne sont pas à se damner même si j’aime bien le Wolverine vieux. Un comics pour les fans des aventures de la joyeuse troupe des X-men, j’imagine assez indigeste, voir abscons pour ceux qui ne connaissent rien à cet univers.

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Black magick . Greg Rucka . Nicola Scott . Glénat

L’histoire

Une jeune policière mène des enquêtes dans un monde dur et terre à terre. C’était sans compter que, cette dernière, Rowan Black, est sorcière. Elle possède des pouvoirs qui l’aident dans son quotidien.

Mon avis

Une excellente série où les femmes ont des pouvoirs et ont le pouvoir ! Une profonde inspiration venue du cœur des rites wiccan à l’anglo-saxonne et autres traditions occultes qui n’a rien pour déplaire. J’ai tout de suite été happée par cet univers très particulier qui a tendance à reprendre du service ces dernières années avec des œuvres actuelles comme la série Salem, le jeu Witcher et les films comme The witch . Comme mes études m’ont amenée a étudier la figure de la sorcière à travers la littérature, je suis assez amatrice de ce monde en particulier, je me demande juste s’il parlera à tout le monde car les termes employés et les allusions à quelques rites pourraient désarçonner quelques personnes ne connaissant pas grand chose à cet univers. Mais les afficionados du néo-paganisme applaudiront de leur Aleister et de leur Crowley (spéciale dédicace à qui connaîtra). J’aime énormément le trait de la brillante Nicola Scott dont je n’avais jamais lu les œuvres. Son dessin est maîtrisé et sensuel, il sait montrer sans rien dévoiler et puis c’est franchement badass comme style. L’héroïne est lookée tout en nous rappelant une Jessica Jones. Greg Rucka, lui, signe une fois de plus un scénario formidable comme j’avais pu précédemment vous en parler avec son Lazarus. Ici il n’y a rien à jeter en ce qui me concerne. C’est beau, c’est obscur, c’est attractif, c’est rock.

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Lazarus : Pour la famille . Greg Rucka . Michael Lark . Santi Arcas . Glénat

L’histoire

Forever est un Lazare, une personne entraînée pour protéger et servir sa famille. Dans cette société d’un avenir proche, seuls l’argent et le pouvoir comptent, l’humain n’est qu’un déchet bon à tuer.

Mon avis

Une histoire qui promet d’être assez sympa sur le long terme. Ici pour le premier épisode on assiste à la mise en place des personnages et on compatit avec Forever qui promet de nous faire une belle crise de rébellion sous peu. Greg Rucka signe ici un scénario fidèle à son univers (Gotham central était un très bon exemple de son art). Quant à Michael Lark compère de Rucka sur Gotham central, montre son savoir-faire dans les scènes de combat, là où une scène de combat se serait réglé en une planche chez d’autres, ici, ce n’est pas moins de 9 pages qui sont nécessaires et les amateurs du genre s’en réjouiront. Les couleurs sont cohérentes avec cet univers dystopique.

N’oublions pas que tout ce petit monde a gagné pas mal de prix Will Eisner, donc ce ne sont pas les premiers venus tout de même.

Mais alors pourquoi avoir mis 4 seulement ? C’est un peu comme une entrée, c’est bon, ça met en appétit, mais si on ne se contente que de cela on reste un peu sur sa faim. Il m’a manqué un petit quelque chose en plus, j’ai l’impression d’avoir lu beaucoup de romans SF avec ce type de scénario, après je suis plutôt enthousiaste à l’idée que le héros de l’histoire soit une femme. Ça pour le coup, ça change, même si par certains côtés Forever me rappelle Elektra dans Daredevil (Au passage, ils ont aussi travaillé sur Daredevil… coïncidence ?)