Publié dans 5 crayons

Black magick . Greg Rucka . Nicola Scott . Glénat

L’histoire

Une jeune policière mène des enquêtes dans un monde dur et terre à terre. C’était sans compter que, cette dernière, Rowan Black, est sorcière. Elle possède des pouvoirs qui l’aident dans son quotidien.

Mon avis

Une excellente série où les femmes ont des pouvoirs et ont le pouvoir ! Une profonde inspiration venue du cœur des rites wiccan à l’anglo-saxonne et autres traditions occultes qui n’a rien pour déplaire. J’ai tout de suite été happée par cet univers très particulier qui a tendance à reprendre du service ces dernières années avec des œuvres actuelles comme la série Salem, le jeu Witcher et les films comme The witch . Comme mes études m’ont amenée a étudier la figure de la sorcière à travers la littérature, je suis assez amatrice de ce monde en particulier, je me demande juste s’il parlera à tout le monde car les termes employés et les allusions à quelques rites pourraient désarçonner quelques personnes ne connaissant pas grand chose à cet univers. Mais les afficionados du néo-paganisme applaudiront de leur Aleister et de leur Crowley (spéciale dédicace à qui connaîtra). J’aime énormément le trait de la brillante Nicola Scott dont je n’avais jamais lu les œuvres. Son dessin est maîtrisé et sensuel, il sait montrer sans rien dévoiler et puis c’est franchement badass comme style. L’héroïne est lookée tout en nous rappelant une Jessica Jones. Greg Rucka, lui, signe une fois de plus un scénario formidable comme j’avais pu précédemment vous en parler avec son Lazarus. Ici il n’y a rien à jeter en ce qui me concerne. C’est beau, c’est obscur, c’est attractif, c’est rock.

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La colère de Fantômas : Les bois de justice . Olivier Bocquet . Julie Rocheleau . Dargaud

L’histoire

Fantômas est jugé et décide de se défendre par lui-même. Le verdict tombe. Il sera décapité. Seize années de méfaits se termineraient ainsi ? C’est sans compter sur les sombres ressources du malfaiteur. Le commissaire Juve n’est pas au bout de ses peines.

Mon avis

Une superbe BD publiée en 2013 avec un couverture qui à elle seule vaut le détour et qui a été récompensée par de nombreux prix. Le travail des couleurs entre le noir, le vert et les déclinaisons d’orange est tout simplement magnifique. Cette BD parvient à nous faire oublier toutes les pitreries de Louis de Funès dans les films des années 60 et renoue avec brio avec l’univers de polars intense du duo Marcel Allain et Pierre Souvestre qui ont fait parmi les plus belles pages de la littérature policière populaire et que l’on a tendance à oublier alors que leurs univers mériterait d’être remis à l’honneur.

Le travail sur l’ambiance, le style du dessin, est captivant tout à la fois moderne et daté. Surtout qu’ici, le niveau est élevé, l’ambiance ne peut-être qu’incroyable puisque nous avons affaire au premier supervillain français ! Bien avant les comics étatsuniens puisqu’il fut créé en 1910-1911. Fantômas fait peur car il peut être n’importe qui et prendre tous les visages, il sait tout et ne commet pas de crime mais EST le crime incarné.

L’utilisation de formes surréalistes augmente la peur que provoque naturellement en nous Fantômas mais également est un hommage à l’époque de naissance de ce personnage tout comme un hommage à Marcel Allain et Pierre Souvestre qui avaient écrit ces aventures dans un mode d’écriture automatique comme aimaient à le faire les littérateurs du début du XXème siècle. En somme, une BD aboutie et un petit bijou d’illusration.

Les amateurs de BD s’y retrouveront, les amateurs de littérature se réjouiront et les amateurs d’art fonceront retrouver l’édition originale de 2013 de cette BD car depuis deux autres tomes sont paru et une intégrale est parue avec une couverture tout à fait jolie mais… moins impressionnante que la première.

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