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Les Vermeilles.- Camille Jourdy, éditions Actes Sud BD

Les petits détails du quotidien objets magiques vers le merveilleux.

Tu es avec ton père et ta belle-mère en vacances. Tu ne l’apprécies pas franchement même si elle n’est pas désagréable. Lors d’un pique-nique, tu prends ton sac à dos, des biscuits, ta gourde et tu décides de partir en exploration toute seule : oui mais tu es une enfant et les problèmes ne vont pas tarder à pointer leur nez.

Chaque case est un émerveillement, les couleurs utilisées, le dessin au trait qui apporte une finesse, une légèreté et une élégance au monde merveilleux que nous donne à voir Camille Jourdy. J’ai cherché dans cet album une case, une planche que je n’aimais pas sans y parvenir.

Camille Jourdy nous donne à voir une illustration de petits détails aussi précieux et signifiants les uns que les autres, rien n’est en trop et tout nous amène à un univers poétique, à l’image des petites bottes bien rangées du petit chien. De la minutie qui apporte du signifiant à des objets, des personnages, des situations.

Cela me rappelle en très moderne évidemment les illustrations de Béatrix Potter mais aussi l’univers profond et un peu mystérieux d’un Maurice Sendak. Peu de personnes savent aussi bien décrire l’univers intérieur de l’imagination enfantine. J’ai retrouvé un peu de mes rêves enfouis ici et là au travers des vermeilles caracolant librement évidemment mais aussi des promenades en forêt lors desquelles on s’apprête toujours à vivre le merveilleux.

J’aime le personnage de la petite fille, je me suis identifiée à moi petite. Un rien d’aventurière, de courageuse ou d’inconsciente comme les héros de mon enfance que j’adorais Tom Sawyer, Les chevaliers du Zodiaque, Les Trois mousquetaires, le Sherlock de Miyazaki. Je parie que beaucoup de monde filles comme garçons ressentiront la même chose.

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Six-coups : Le crash de monsieur Crunch. Jérôme Jouvray . Anne-Claire Jouvray . Dupuis

Le bon, la brute et le cochon

Un nouveau western ! Une histoire de revolvers, de vol à mains armées et de la perte de l’innocence de l’enfance. Une très jolie série dès 10 ans (âge des protagonistes) et à faire passer entre les mains de toutes les générations.

Si vous cherchez pour ce printemps ou cet été une BD rafraîchissante de style western, il y a fort à parier que cette nouveauté sera faite pour vous. Premièrement vous l’aimerez car ce n’est non moins que le créateur de Lincoln qui est aux manettes et puis si on veut se jouer des codes du western c’est un peu le nec plus ultra. Ici on manie des Smoothie-Wesson, ici les enfants se voient armés dès 10 ans, ici les filles ont leur mot à dire.

Je suis activement Jouvray depuis que j’avais eu le bonheur de lire « Toile cirée » parue en 1998-1999, une BD d’ambiance où l’on suivait un journaliste aux prises avec une sombre histoire de nappe. Un second degré pour marque de fabrique qui ne se dément toujours pas 20 ans après.

Eliot, 10 ans, fils du Shérif, se voit offrir un revolver ce qui est normal alors pour un père fan d’armes à feu à cette époque. Oui mais Eliot, lui, n’est pas très passionné, il préfère traîner avec sa copine Bianca et son petit cochon. Bianca, elle, est issue d’une famille défavorisée (bon en même temps c’est le lot de l’époque) et est un peu casse-coup sur les bords, l’arme à feu d’Eliot brille dans sa prunelle comme une pomme rouge et juteuse sous le groin d’un cochon. Or, voilà que leur petit village va être le théâtre de vols à mains armées.

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Green Mechanic . Yami Shin . Ki-Oon

L’histoire

Dans le futur, la planète n’est qu’un dépôt d’ordures ceinturé par le désert. La Mégapole fait place de seul lieu vivable entre humains et robots. Misha aux pouvoirs empathiques développés et Reborn son robot vont lutter contre de mystérieuses créatures responsables de bien des disparitions.

Mon avis

Un bon manga de SF avec un très bon dessin. J’ai aimé le côté un peu Gunnm avec des robots mais je n’ai pas vu l’histoire avancer autant que je l’aurais souhaité sur ce premier volume. Je lirai le second volume et peut-être je changerai d’avis. Le temps de la mise en place de l’histoire était peut-être handicapant. Et j’ai trouvé les scènes un peu figées. Je lirai néanmoins un second volume prochainement, histoire de voir si je ne me suis pas plantée.

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Et une émission radio, une !!!

La grande surprise de février : Bandes découvertes a maintenant une émission radio !!! Une fois par mois sur Radiomagny !

Pour découvrir les horaires de diffusion c’est ici.

et pour le podcast c’est ici !!!

Et pour écouter les podcast c’est très bientôt ici même avec une page dédiée.

La super équipe de la MJC de Romagny Laurent et Jérémy m’a fait l’honneur de m’accorder la folie de créer une émission sur le sujet !

Gros merci à eux de soutenir les originaux qui souhaitent prendre le micro sans avoir la verve de France Culture. Un merci tout spécial à Jérémy qui passe un temps de dingue au montage et qui fait des choses exceptionnelles avec des textes bourrés de « euh… », de « On peut la refaire? », de « J’ai bafouillé là.. non? » et d’autres noms d’oiseaux tout en gardant une gentillesse et une zénitude qui rendrait épileptique le Dalaï Lama. Merci !!!

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Beyond the clouds : La fillette tombée du ciel . Nicke . Ki-Oon

L’histoire

La ville jaune est une citée industrielle hautement polluée. Théo est un ado rêveur et débrouillard qui, malgré un travail harassant pour son jeune âge, réussi à garder une âme pure grâce à la lecture, sa plus grande passion. Un jour, sa route croise celle d’une jeune fille tombée du ciel, qui a perdu une aile et… la mémoire.

Mon avis

C’est beauuuu !!! C’est douuuux !!! et tout le monde peut le lire ! C’est paru aux éditions Ki-Oon dans la collection Kizuna (qui veut dire littéralement « Lien entre les personnes ») une collection qui assume clairement sa volonté intergénérationnelle et où l’on abolit pour de bon les histoires de « Ça c’est un shonen pour les garçons parce qu’il est bleu et que les garçons se tapent dessus, ça c’est un shojo pour les filles parce qu’il est rose et qu’il y a du vomi de licorne à l’intérieur » qui peut agacer un tantinet mon côté féministe. Bref, dans cette même collection j’avais adoré Reine d’Egypte que j’avais conseillé gentiment autour de moi aux lecteurs et lectrices de tout poil et même aux non lecteurs de manga.

Ici Nicke l’auteure qui signe ce manga, nous entraîne dans un univers rude et malgré tout ses traits fins font ressortir l’aspect profondément humains de ses personnages. Ça rappelle par certains côté du Miyazaki du type Le château ambulant ou encore Kiki la petite sorcière ben voui rien que ça… Vous pourrez retrouver une jolie interview de cette auteure ici .

Oui il y a des inspirations de Final fantasy de l’aveux même de l’auteur, qui a dessiné cette aventure sur la bande son. On ne peut nier que travailler seule sur un manga de ce type fait prendre la sauce magistralement et permet une unité dans le propos assez aboutie. Donc, je suis assez fan comme on peut le voir.