Blog

Publié dans 2 crayons

Barrage : La pourfendeuse . Kohei Horikoshi . Ki-Oon

L’histoire

Une guerre entre humains et extraterrestres fait rage. Un orphelin, Astro, subvient aux besoins d’autres orphelins. Un jour Barrage, prince du royaume apparaît devant lui, et c’est avec étonnement qu’ils se rendent compte qu’ils se ressemblent.

Mon avis

Bon alors le dessin est sympa, il y a quelques idées plutôt rigolotes qui préfigurent My hero academia qui rendra célèbre Kohei Horikoshi mais pour le reste ça m’a laissé sur ma faim. J’aime bien les expressions outrancières de certains des personnages (découverte du palais par exemple) mais on est loin de l’originalité de MHA. Un manga pour les fans de cet auteur, pour assouvir leur collectionite aigüe. Pour les autres, commencez par My hero academia c’est une valeur sûre.

Publié dans 3 crayons, Non classé

Green Mechanic . Yami Shin . Ki-Oon

L’histoire

Dans le futur, la planète n’est qu’un dépôt d’ordures ceinturé par le désert. La Mégapole fait place de seul lieu vivable entre humains et robots. Misha aux pouvoirs empathiques développés et Reborn son robot vont lutter contre de mystérieuses créatures responsables de bien des disparitions.

Mon avis

Un bon manga de SF avec un très bon dessin. J’ai aimé le côté un peu Gunnm avec des robots mais je n’ai pas vu l’histoire avancer autant que je l’aurais souhaité sur ce premier volume. Je lirai le second volume et peut-être je changerai d’avis. Le temps de la mise en place de l’histoire était peut-être handicapant. Et j’ai trouvé les scènes un peu figées. Je lirai néanmoins un second volume prochainement, histoire de voir si je ne me suis pas plantée.

Publié dans 5 crayons

Black magick . Greg Rucka . Nicola Scott . Glénat

L’histoire

Une jeune policière mène des enquêtes dans un monde dur et terre à terre. C’était sans compter que, cette dernière, Rowan Black, est sorcière. Elle possède des pouvoirs qui l’aident dans son quotidien.

Mon avis

Une excellente série où les femmes ont des pouvoirs et ont le pouvoir ! Une profonde inspiration venue du cœur des rites wiccan à l’anglo-saxonne et autres traditions occultes qui n’a rien pour déplaire. J’ai tout de suite été happée par cet univers très particulier qui a tendance à reprendre du service ces dernières années avec des œuvres actuelles comme la série Salem, le jeu Witcher et les films comme The witch . Comme mes études m’ont amenée a étudier la figure de la sorcière à travers la littérature, je suis assez amatrice de ce monde en particulier, je me demande juste s’il parlera à tout le monde car les termes employés et les allusions à quelques rites pourraient désarçonner quelques personnes ne connaissant pas grand chose à cet univers. Mais les afficionados du néo-paganisme applaudiront de leur Aleister et de leur Crowley (spéciale dédicace à qui connaîtra). J’aime énormément le trait de la brillante Nicola Scott dont je n’avais jamais lu les œuvres. Son dessin est maîtrisé et sensuel, il sait montrer sans rien dévoiler et puis c’est franchement badass comme style. L’héroïne est lookée tout en nous rappelant une Jessica Jones. Greg Rucka, lui, signe une fois de plus un scénario formidable comme j’avais pu précédemment vous en parler avec son Lazarus. Ici il n’y a rien à jeter en ce qui me concerne. C’est beau, c’est obscur, c’est attractif, c’est rock.

Publié dans 4 crayons

Cinq branches de coton noir . Steve Cuzor . Yves Sente . Dupuis

L’histoire

Deux époques pour une même histoire. La première se passe en 1776 alors que Georges Washington commande à Betsy Ross le premier drapeau des futurs Etats-Unis d’Amérique. Une domestique adjoint au drapeau sous une des étoiles blanches un morceau d’étoffe qui à la lumière laissera apparaître une étoile noire pour que les Etats-Unis ne se construisent pas sans les Afro-américains. La seconde époque nous projette en pleine Seconde Guerre mondiale, un trio de soldats Afro-américains est chargé de récupérer aux mains des nazis ce même drapeau symbole des symboles pris dans les serres du fascisme.

Mon avis

On l’envoie à Trump cette B.D. ? J’ai été conquise en premier par les illustrations qui sont absolument magnifiques. Les encrages sont superbes Le jeu des couleurs d’ambiance pour chaque planche est subtil. Le travail de mixage entre la fiction et la réalité est tellement bien fait que j’aurais envie que tout soit vrai. En revanche, j’aurais bien aimé des passages un peu plus longs sur les femmes derrière cette histoire et un peu moins de temps passé sur la guerre en elle-même. En inversant juste les proportions je pense qu’elle serait entrée dans mon petit panthéon. Une BD en tout cas à lire et à faire lire pour lutter contre l’imbécillité rampante.

Publié dans 5 crayons

Les montagnes hallucinées . Gou Tanabe . Ki-Oon

L’histoire

Dans les années 30, une expédition est montée par l’université Miskatonic. Le but : explorer le cercle polaire antarctique. Des spécimens géologiques inconnus sont prélevés. Une partie de l’expédition souhaite continuer plus loin. Mais bientôt la première équipe ne reçoit plus de nouvelle de la seconde. La violente tempête aurait-elle eu raison d’eux ? La première équipe de scientifiques part à leur recherche sans savoir qu’ils vont se retrouver face à un des plus grands mystères de leur vie.

Mon avis

Il faut avoir sacrément confiance en soi pour s’attaquer à l’oeuvre de Lovecraft. Car Lovecraft c’est avant tout un style inimitable, un des seuls écrivains a avoir pu rendre concret l’indicible. Avoir rendu sa taille de microbe à l’homme dans le cosmos, le seul à nous remettre bien gentiment à notre place en tant qu’humain insignifiant. Même si parfois Lovecraft est un homme de son temps ( arf… pourtant l’ouverture aux autres ne doit pas avoir d’époque, mais bon…). Ici, Gou Tanabe nous offre une version de Les montagnes hallucinées très bien ficelée, le découpage est propre et sans bavure (là, je parle de mémoire car je ne me souviens plus à quand date ma première et dernière lecture de cette oeuvre) . Donc un gros coup de cœur au découpage et à la présentation ! Quant au dessin, il est tout simplement excellent. Petit aveux pour mieux comprendre mon enthousiasme : je n’aime pas la montagne, c’est comme ça, je préfère l’océan qui bouge et qui englouti, mais là je n’ai aucun problème à trotter en compagnie de ces scientifiques dans les régions montagneuses et glacées talonnés par la crainte de disparaître loin de tout. Un manga pour les âmes qui n’ont pas peur et qui veulent frissonner dans le néant.

Publié dans Non classé

Et une émission radio, une !!!

La grande surprise de février : Bandes découvertes a maintenant une émission radio !!! Une fois par mois sur Radiomagny !

Pour découvrir les horaires de diffusion c’est ici.

et pour le podcast c’est ici !!!

Et pour écouter les podcast c’est très bientôt ici même avec une page dédiée.

La super équipe de la MJC de Romagny Laurent et Jérémy m’a fait l’honneur de m’accorder la folie de créer une émission sur le sujet !

Gros merci à eux de soutenir les originaux qui souhaitent prendre le micro sans avoir la verve de France Culture. Un merci tout spécial à Jérémy qui passe un temps de dingue au montage et qui fait des choses exceptionnelles avec des textes bourrés de « euh… », de « On peut la refaire? », de « J’ai bafouillé là.. non? » et d’autres noms d’oiseaux tout en gardant une gentillesse et une zénitude qui rendrait épileptique le Dalaï Lama. Merci !!!

Publié dans 5 crayons, Non classé

Beyond the clouds : La fillette tombée du ciel . Nicke . Ki-Oon

L’histoire

La ville jaune est une citée industrielle hautement polluée. Théo est un ado rêveur et débrouillard qui, malgré un travail harassant pour son jeune âge, réussi à garder une âme pure grâce à la lecture, sa plus grande passion. Un jour, sa route croise celle d’une jeune fille tombée du ciel, qui a perdu une aile et… la mémoire.

Mon avis

C’est beauuuu !!! C’est douuuux !!! et tout le monde peut le lire ! C’est paru aux éditions Ki-Oon dans la collection Kizuna (qui veut dire littéralement « Lien entre les personnes ») une collection qui assume clairement sa volonté intergénérationnelle et où l’on abolit pour de bon les histoires de « Ça c’est un shonen pour les garçons parce qu’il est bleu et que les garçons se tapent dessus, ça c’est un shojo pour les filles parce qu’il est rose et qu’il y a du vomi de licorne à l’intérieur » qui peut agacer un tantinet mon côté féministe. Bref, dans cette même collection j’avais adoré Reine d’Egypte que j’avais conseillé gentiment autour de moi aux lecteurs et lectrices de tout poil et même aux non lecteurs de manga.

Ici Nicke l’auteure qui signe ce manga, nous entraîne dans un univers rude et malgré tout ses traits fins font ressortir l’aspect profondément humains de ses personnages. Ça rappelle par certains côté du Miyazaki du type Le château ambulant ou encore Kiki la petite sorcière ben voui rien que ça… Vous pourrez retrouver une jolie interview de cette auteure ici .

Oui il y a des inspirations de Final fantasy de l’aveux même de l’auteur, qui a dessiné cette aventure sur la bande son. On ne peut nier que travailler seule sur un manga de ce type fait prendre la sauce magistralement et permet une unité dans le propos assez aboutie. Donc, je suis assez fan comme on peut le voir.

Publié dans 4 crayons

L’assassin qu’elle mérite . Yannick Corboz . Wilfrid Lupano .Vents d’Ouest

L’histoire

Problème de riche en 1900 : l’oisiveté. Deux riches amis parient de parvenir à transformer un jeune homme pauvre en ennemi de la société en lui faisant découvrir tous les plaisirs puis en lui retirant tout ce qu’il a.

Mon avis

Excellent scénario, excellent dessin. Une BD pour les collectionneurs, car l’ouvrage est beau et les 4 tomes tiennent leur promesse de qualité jusqu’au bout !

https://www.glenat.com/sites/default/files/liseuse/9782749305554/index.html

J’aime énormément le travail de Wilfrid Lupano, aussi bien sur les séries d’Alim le tanneur, le Loup en slip (ouaiii ça claque comme titre), Azimut et bien entendu Les vieux fourneaux dont je vous parlerai prochainement. J’aime aussi son travail sur Quand le cirque est venu même si j’accroche moins sur les illustrations très gonflées et qui ont de la personnalité de Stéphane Fert (un de ces jours j’adorerai j’en suis certaine, encore quelques albums Monsieur Fert et je devient fan).

J’avoue néanmoins beaucoup moins connaître Yannick Corboz dont on peut voir un aperçu de son travail ici. Il maîtrise ses cadrages, sait mettre un point de focalisation original ou très léché. Il n’a pas son pareil pour retranscrire la notion de féminité.

Alors pourquoi ne pas avoir mis la note maximale ? Eh bien, il faut l’avouer entre nous (rapproche toi de l’écran c’est un secret que je te confie lecteur : j’ai sauté du texte… oui je sais c’est horrible et je m’en veux) Mon attention n’a pas été éveillée à tout instant, certains passages où Victor est en plein marasme moral m’ont fait décrocher. C’est la vie. Je relirai certainement cette série lors de mes universités d’été où je relis compulsivement ce qui vaut ou pas une deuxième chance.

Publié dans 4 crayons

Lazarus : Pour la famille . Greg Rucka . Michael Lark . Santi Arcas . Glénat

L’histoire

Forever est un Lazare, une personne entraînée pour protéger et servir sa famille. Dans cette société d’un avenir proche, seuls l’argent et le pouvoir comptent, l’humain n’est qu’un déchet bon à tuer.

Mon avis

Une histoire qui promet d’être assez sympa sur le long terme. Ici pour le premier épisode on assiste à la mise en place des personnages et on compatit avec Forever qui promet de nous faire une belle crise de rébellion sous peu. Greg Rucka signe ici un scénario fidèle à son univers (Gotham central était un très bon exemple de son art). Quant à Michael Lark compère de Rucka sur Gotham central, montre son savoir-faire dans les scènes de combat, là où une scène de combat se serait réglé en une planche chez d’autres, ici, ce n’est pas moins de 9 pages qui sont nécessaires et les amateurs du genre s’en réjouiront. Les couleurs sont cohérentes avec cet univers dystopique.

N’oublions pas que tout ce petit monde a gagné pas mal de prix Will Eisner, donc ce ne sont pas les premiers venus tout de même.

Mais alors pourquoi avoir mis 4 seulement ? C’est un peu comme une entrée, c’est bon, ça met en appétit, mais si on ne se contente que de cela on reste un peu sur sa faim. Il m’a manqué un petit quelque chose en plus, j’ai l’impression d’avoir lu beaucoup de romans SF avec ce type de scénario, après je suis plutôt enthousiaste à l’idée que le héros de l’histoire soit une femme. Ça pour le coup, ça change, même si par certains côtés Forever me rappelle Elektra dans Daredevil (Au passage, ils ont aussi travaillé sur Daredevil… coïncidence ?)